Covid-19, impact sur les marchés financiers et sur la pierre-papier

Covid-19, impact sur les marchés financiers et sur la pierre-papier

La pandémie due au Covid-19, qui a tué environ 200 000 personnes dans le monde, dont près des deux tiers en Europe, continue de perturber la vie d’une grande partie de la planète. Presque 3 000 000 de cas ont été diagnostiqués dans 193 pays et territoires.

Au niveau économique, presque 3 000 000 000 de personnes sont confinés chez elles, les commerces sont fermés, les événements culturels sont annulés, les usines et transports tournent au ralenti, et les places boursières font des hauts et surtout des bas.

Le coronavirus a donc frappé de plein fouet l’économie mondiale. La propagation du virus a perturbé les chaînes d’approvisionnement et provoqué la chute de l’investissement et de la consommation, conduisant à un risque réel de récession mondiale.

► Quel impact sur les marchés financiers ?

Les marchés financiers quant à eux, ont subi de fortes secousses ces dernières semaines. En début de semaine ils repartent à la baisse dans le sillage du prix du baril, dont une échéance s’est inscrite lundi, en territoire négatif aux États-Unis. Cette évolution a heurté la confiance des investisseurs.

Les marchés restent très volatils, parfois anticipant la sortie de crise sanitaire, parfois essayant d’estimer les dégâts économiques causés par l’arrêt des économies dont le rythme du redémarrage ne peut être connu et évalué à l’avance.

L’évolution à court terme de ces derniers prouve une nouvelle fois que le rebond des marchés actions observé depuis la mi-mars ne semble pas soutenable. Les conditions de la reprise ne sont pas suffisamment claires aujourd’hui pour autoriser un redémarrage optimal.

Cependant, grâce à l’ensemble des mesures annoncées par les gouvernements ainsi que par les banques centrales au cours des dernières semaines ne pourront qu’avoir un impact positif sur la reprise.

En effet, aujourd’hui, les différents analystes estiment que la récession que nous subissons pourrait être suivie d’un rebond significatif de l’activité grâce aux nombreuses mesures annoncées.

Dans ce contexte, quelles sont les actions à mettre en œuvre si on souhaite investir sur les marchés ?

Comme expliqué, les marchés répondent rapidement aux bonnes nouvelles et ont salué l’évocation de la sortie du confinement avec un mouvement haussier.

Toutefois, il est vrai que les programmes mis en place atténuent sans aucun doute les impacts négatifs immédiats mais ils ne compenseront sans doute pas la totalité des pertes de revenus, de production et de richesse qui se produiront sur notre économie mondiale durant cette pandémie. Les investisseurs devront donc en réalité se projeter non pas sur un mais sur deux exercices (2020 et 2021) en espérant que cette perte de croissance sera rééquilibrée d’ici fin 2021.

Il est donc indispensable d’avoir une vision de moyen et long terme, axée sur la création d’un patrimoine dans le temps, par des versements progressifs sur les marchés actions qui permettront d’adapter ainsi les portefeuilles des investisseurs à la volatilité. Cette dernière restera présente encore les prochains mois tant que l’incertitude demeurera sur l’évolution de la pandémie, son impact sur l’économie et les politiques fiscales et monétaires mises en place par les gouvernements et les banques.

L’utilisation de produits de nouvelle génération comme les  structurés pourront aussi aider les investisseurs à se protéger de la volatilité et de bénéficier de conditions de sortie avantageuses.

► Quelle évolution pour l’investissement immobilier et notamment les SCPI ?

Pour rappel, les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) sont des sociétés qui ont vocation à gérer des patrimoines immobiliers. Ils les acquièrent, les rénovent, les valorisent, et les louent.

L’investisseur se voit donc gratifié annuellement de dividendes qui sont versés par les SCPI aux titres des parts qu’il détient mais aussi d’une potentielle plus-value sur le prix des dites parts lors de sa revente à long terme (8-10 ans). Les dividendes distribués représentent les loyers qui sont perçus par la société distributive.

La crise du coronavirus a un impact non négligeable sur le marché immobilier et afin de prévenir les risques de faillites, le Président de la République Emmanuel Macron a annoncé lundi 16 mars une série de mesures de soutien. Parmi celles-ci, la possibilité de suspendre temporairement les loyers versés par les PME « en difficulté ».

A cela les investisseurs se posent légitimement la question de l’impact que pourrait avoir une telle mesure sur le rendement de leur investissement immobilier.

Nous pouvons analyser que plusieurs secteurs de l’immobilier de rendement se trouvent plus fortement exposés que d’autres, comme, les bureaux et locaux d’activité pour PME, les commerces dits « non indispensables » (restaurants, bars) ou dépendant du tourisme, les crèches et locaux liés à l’enseignement, le secteur hôtelier (de tourisme ou d’affaires).

A contrario, d’autres secteurs devraient s’avérer bien moins vulnérables, comme, les bureaux et locaux loués à de grandes entreprises (sièges sociaux), l’immobilier de santé (Ehpad), les commerces de première nécessité (alimentaires, pharmacies).

Dans ce contexte l’investissement en SCPI procurent de nombreux avantages à concurrence à celui en immobilier direct. Par exemple les prix des parts de SCPI sont beaucoup plus accessibles, il est donc beaucoup plus facile de se créer un patrimoine immobilier diversifier pour le même montant d’investissement. Il sera bien plus difficile d’investir dans le secteur de la santé ou dans un immeuble de rapport extrêmement bien placé en direct…

Le plus grand avantage de l’investissement en SCPI consiste en sa diversification patrimoniale et en sa mutualisation locative, ce qui lui permet d’être bien plus résistant aux événements conjoncturels, ponctuels comme la crise du coronavirus.
En tant que détenteur de parts de SCPI, vous êtes non pas propriétaire d’un bien immobilier mais de parts de société qui elle-même détient plusieurs actifs plus ou moins diversifier en secteur, typologie et locataires. Le risque de carences locatives est donc bien inférieur à celui de l’immobilier en direct. Les entreprises locataires sont en grande majorité solides et reconnues, bénéficiant d’une forte solidité financière. Ces sociétés s’engagent généralement à louer leur bien sur du long terme 10, 15 ans ou plus pour certaines.

La typologie de ce placement fait donc que ce support pourra très certainement traverser cette crise sanitaire, sans trop de volatilité et sans trop de casse…

► Quelles conclusions devons-nous en tirer ?

Dans l’hypothèse où vous souhaiteriez investir sur les marchés financiers, il sera primordial de privilégier l’investissement à long terme au travers d’enveloppes comme les assurances vie, les contrats de capitalisation ou bien les plans d’épargne en actions (PEA).

Il vous faudra progressivement exposer votre portefeuille aux marchés actions par des investissements progressifs et programmés. Diversifier votre portefeuille en utilisant les différentes classes d’actifs qui vous sont proposées dans les enveloppes assurancielles.
Ne pas hésiter à utiliser des produits novateurs comme les structurés qui sont de plus en plus proposés de gammes par les compagnies d’assurances.

A contrario, si vous souhaitez développer votre patrimoine immobilier (souvent évoqué comme valeur refuge en tant de crise), vu le contexte actuel, il sera préférable de privilégier l’investissement à long terme en pierre papier plutôt que celui en immobilier direct afin de bénéficier d’un risque de carence locatif moindre, d’une meilleures diversification de votre investissement et de rendements certainement supérieurs à ceux de l’immobilier classique qui risque d’être fortement touché en 2020 dû aux effets du confinement qui risques de durer encore quelques mois.

Sources : investir, bourse direct, Générali Patrimoine, Aviva, Mes placements, La Centrale des SCPI